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Article du 22/12/2006 -
Mise à jour du
21/07/2007
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Certains dirons que la période des fêtes n'est peut-être pas le meilleur moment pour faire paraître ce genre d'article.
Personnellement, je suis convaincu du contraire.
Très souvent, c'est en ces périodes festives que, parfois non loin de nous, se déroulent des drames silencieux dont nous n'aurons connaissance
qu'après avoir repris nos esprits encore embués de ces prochaines soirées.
Contrairement à nous, qui avons la chance d'avoir pour certains de la famille, pour d'autres, des amis, avec qui passer ces moments de fêtes, il ne
faut pas oublier celles et ceux qui traversent des moments difficiles et qui, se retrouvant seul(e)s en ces périodes animées, supportent encore plus mal leur situation et décident d'y remédier
de la manière la plus radicale et définitive qui soit.
Alors, vous qui avez la chance d'avoir vos réveillons bien occupés, avant de vous y rendre, assurez-vous qu'il n'y a pas non loin de vous l'ami(e)
qui sera seul(e) et qui serait susceptible de ne plus être là quand vous voudrez lui souhaiter... une bonne année !

En analysant certains résultas, on peut constater qu'il y a une augmentation du nombre de suicides chez les jeunes gays souvent liés à une mésestime
de soi : près de 80% de ces jeunes font état d'une mauvaise image perçue par eux-mêmes ou ressentie dans le regard des autres.
Cette tendance au suicide est renforcée chez les plus jeunes qui sont encore pour la plupart scolarisés et l'on peut parler de "sursuicidalité"
lorsque cette image dévalorisante de l'homosexualité est ainsi perçue au sein du cercle familial ou scolaire ayant pour résultat un effet désastreux sur la construction de la personnalité.
Les homosexuels n'ont très souvent que le choix de "garder secret" leur orientation, ce qui mentalement est très dur et très difficile, soit d'avoir
le courage d'effectuer leur "coming-out", mais là, bien souvent, c'est s'exposer au rejet de la famille, des amis, des collègues de travail ou des amis des collèges, lycées ou facs.
Se donner la main dans la rue comme quand on est hétérosexuels, c'est prendre le risque de s'exposer à des regards, des critiques, voire même à des
agressions physiques. Et chez les jeunes, quand on est fragile, on accepte très mal ces situations.
C'est difficile pour certains jeunes même encore aujourd'hui de se sentir différents des autres, de ne pas pouvoir participer à certaines
conversations, blaguer avec les copains sur certains thèmes, flirter et raconter ses "coups".
L'homophobie n'est pas toujours violente, elle peut être sournoise ce qui ne la rend pas moins dangereuse. Chez les jeunes s'instaurent un certain
nombre de "codes" à respecter et les jeunes homos en sont exclus.
De ce fait, ils vont conserver pour eux ce "secret" et toute leur vie psychique va s'en trouver affectée, et cela jusqu'au moment où ils vont
craquer.
L'adolescence par exemple est probablement la période charnière cruciale pour un jeune et en même temps, elle est celle de tous les dangers car très
souvent, les jeunes homos de cette âge ne parviennent pas toujours à trouver leur identité réelle dans les modèles de masculinité ou de féminité et se sentent rejetés, avec un sentiment de n'être
que des souffre-douleurs.
Si l'on en croit certaines enquêtes, un suicide d'adolescent sur deux aurait pour cause profonde l'homosexualité. Beaucoup d'entre eux ont été
exposés très petits aux insultes ou aux blagues destinées aux homos et de ce fait, ont intériorisé cette homophobie.
Du coup, ils se sentent incapable d'en parler à qui que ce soit, parents, amis ou proche personne. C'est là, à cette croisée des chemins que chacun
de nous peut intervenir et leur faire comprendre qu'il y a des lieux où ils peuvent en parler et des personnes avec qui discuter et faire en sorte qu'ils parviennent à se créer leur
identité.


merci gaynael pour ce tres bel atrticle qui donne a reflechir,
je te rejoins sur tout ce que tu dis, notamment sur la difficulte a survivre a ces fêtes qui ne le sont pas pour tout le monde.
Merci
Iorini
Merci à toi Iorini... A bientôt qui sait, au hasard d'un passage sur E-A ! Gaynael