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Suicide & Homosexualité

Lundi 2 octobre 2006

 

                                                

COLLOQUE RÉGIONAL
POITOU-CHARENTES
 
DÉBAT
 
Pour sensibiliser les professionnels et institutionnels de la santé,
du social et de l'éducatif de la région Poitou-Charentes
sur ce sujet important de santé publique, :
 
"prévention des risques suicidaires
chez les personnes homosexuelles
l'urgence d'agir !"
 
avec la participation du Dr Xavier pommereau
Chef de service au centre Jean-Abadie du C.H.U. de Bordeaux
 
jeudi 12 octobre 2006
à pertir de 20 heures
auditorium salle saintonge – saintes
 
 

Entrée libre et gratuite
 
 
 
e-mail :
renseignements : ADHEOS – 06.26.39.66.13
Le suicide est aujourd'hui en France la première cause de décès chez les 25-34 ans et la seconde chez les 15-24 ans.
 
Selon le psychiatre Eric VERDIER, les jeunes homosexuels masculins ont 4 à 7 fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels.
Pour les jeunes filles homosexuelles, ce risque est accru de 40%
Ces propos sont confirmés par différentes études dans le monde et en France.
Citons celles faites par le Docteur Xavier POMMEREAU, médecin psychiatre chef de service au centre Jean-Abadie appartenant au C.H.U. de Bordeaux et par le Dr Marc SHELLY, médecin de santé publique à l'hôpital Fernand-Widal, , APHP de Paris.
 

Par Gaynael
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Samedi 21 juillet 2007
 
 
          Article du 22/12/2006 - Mise à jour du 21/07/2007                                   
 
 
 
Certains dirons que la période des fêtes n'est peut-être pas le meilleur moment pour faire paraître ce genre d'article.
 
Personnellement, je suis convaincu du contraire.
 
Très souvent, c'est en ces périodes festives que, parfois non loin de nous, se déroulent des drames silencieux dont nous n'aurons connaissance qu'après avoir repris nos esprits encore embués de ces prochaines soirées.
 
Contrairement à nous, qui avons la chance d'avoir pour certains de la famille, pour d'autres, des amis, avec qui passer ces moments de fêtes, il ne faut pas oublier celles et ceux qui traversent des moments difficiles et qui, se retrouvant seul(e)s en ces périodes animées, supportent encore plus mal leur situation et décident d'y remédier de la manière la plus radicale et définitive qui soit.
 
Alors, vous qui avez la chance d'avoir vos réveillons bien occupés, avant de vous y rendre, assurez-vous qu'il n'y a pas non loin de vous l'ami(e) qui sera seul(e) et qui serait susceptible de ne plus être là quand vous voudrez lui souhaiter... une bonne année !
 
 
 
 
 
 

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En analysant certains résultas, on peut constater qu'il y a une augmentation du nombre de suicides chez les jeunes gays souvent liés à une mésestime de soi : près de 80% de ces jeunes font état d'une mauvaise image perçue par eux-mêmes ou ressentie dans le regard des autres.
 
Cette tendance au suicide est renforcée chez les plus jeunes qui sont encore pour la plupart scolarisés et l'on peut parler de "sursuicidalité" lorsque cette image dévalorisante de l'homosexualité est ainsi perçue au sein du cercle familial ou scolaire ayant pour résultat un effet désastreux sur la construction de la personnalité.
 
Les homosexuels n'ont très souvent que le choix de "garder secret" leur orientation, ce qui mentalement est très dur et très difficile, soit d'avoir le courage d'effectuer leur "coming-out", mais là, bien souvent, c'est s'exposer au rejet de la famille, des amis, des collègues de travail ou des amis des collèges, lycées ou facs.
 
Se donner la main dans la rue comme quand on est hétérosexuels, c'est prendre le risque de s'exposer à des regards, des critiques, voire même à des agressions physiques. Et chez les jeunes, quand on est fragile, on accepte très mal ces situations.
 
C'est difficile pour certains jeunes même encore aujourd'hui de se sentir différents des autres, de ne pas pouvoir participer à certaines conversations, blaguer avec les copains sur certains thèmes, flirter et raconter ses "coups".
 
L'homophobie n'est pas toujours violente, elle peut être sournoise ce qui ne la rend pas moins dangereuse. Chez les jeunes s'instaurent un certain nombre de "codes" à respecter et les jeunes homos en sont exclus.
 
De ce fait, ils vont conserver pour eux ce "secret" et toute leur vie psychique va s'en trouver affectée, et cela jusqu'au moment où ils vont craquer.
 
L'adolescence par exemple est probablement la période charnière cruciale pour un jeune et en même temps, elle est celle de tous les dangers car très souvent, les jeunes homos de cette âge ne parviennent pas toujours à trouver leur identité réelle dans les modèles de masculinité ou de féminité et se sentent rejetés, avec un sentiment de n'être que des souffre-douleurs.
 
Si l'on en croit certaines enquêtes, un suicide d'adolescent sur deux aurait pour cause profonde l'homosexualité. Beaucoup d'entre eux ont été exposés très petits aux insultes ou aux blagues destinées aux homos et de ce fait, ont intériorisé cette homophobie.
 
Du coup, ils se sentent incapable d'en parler à qui que ce soit, parents, amis ou proche personne. C'est là, à cette croisée des chemins que chacun de nous peut intervenir et leur faire comprendre qu'il y a des lieux où ils peuvent en parler et des personnes avec qui discuter et faire en sorte qu'ils parviennent à se créer leur identité.
 

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Par Gaynael
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Reflet d'âme!

  

Le miroir s'est brisé...

 

Plus jamais je n'y verrais

le reflet de mes pensées,

de mon coeur...

Mais si quelqu'un pouvait

le réparer avec sa douceur

et sa tendresse,

 je souhaiterais que mon miroir

ne reflète plus que son image...

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